Madame la Préfète, protégez vraiment les populations !
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Projet d’arrêté relatif aux mesures de protection des personnes vulnérables vis à vis des produits phytosanitaires
En application du principe de précaution et dans le cadre de l’article L253-7-1 du Code Rural et de la Pêche Maritime, la préfète de la Vienne a décidé de réglementer l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des établissements accueillant des personnes vulnérables.

Le projet d’arrêté, rédigé par la préfecture est actuellement en phase de consultation jusqu’au 17 octobre. Nous invitons l’ensemble de la population à participer à cette consultation pour dénoncer le risque qu’il fait
peser sur notre santé, en particulier sur celles des personnes les plus vulnérables. Rendez-vous sur le site de la préfecture.

Aujourd’hui ce projet d’arrêté ne répond qu’aux attentes de l’agriculture industrielle, formulées par la Chambre d’agriculture. Contrairement aux institutions chargées de veiller à la santé des populations (comme
l’Agence Régionale de Santé), c’est bien elle qui a l’oreille de la préfecture.

Maïté Monange, co-secrétaire du Groupe local EELV s’insurge « À rebours du bon sens, des études scientifiques, des craintes des parents et même de ce qui se fait dans d’autres départements, le projet d’arrêté ne prévoit aucune mesure de protection, ni aux abords des cours d’eau, ni aux abords des lieux sensibles tels que les lieux accueillant des enfants ou les habitations. On pourrait pulvériser des produits toxiques à deux mètres d’une cour d’école ! »

Il faut croire que les représentant.e.s de la Chambre d’agriculture, ignorent les épidémies provoquées par l’usage massif des pesticides.Pourtant, aujourd’hui, plus personne ne peut nier les impacts catastrophiques causés par l’usage abusif de produits phytopharmaceutiques (pesticides). Une exposition prolongée, même à faible dose est préjudiciable aux organismes en phase de maturation ou fragilisés. Les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées ou malades sont particulièrement sensibles aux matières actives contenues dans les produits épandus.

Colin Maheu-Gourmelon, co-secrétaire précise « La seule mesure de protection qu’a accepté la Chambre d’agriculture relève du gadget : il s’agirait d’appliquer du « matériel anti dérives » sur les engins pour soidisant maîtriser la dispersion des produits. Or il ne fait aucun doute que cette mesure ne correspond en rien aux enjeux : pire, elle entraînerait une consommation accrue de produits phytos. »

Le Groupe Local EELV Poitiers Sud Vienne réclame a minima l’imposition de distance de sûreté de 100 mètres lors de l’épandage.

Nous rappelons également les objectifs que fixe le plan Écophyto du Ministère de l’Agriculture d’atteindre une diminution de 50% à l’horizon 2025.
Comment l’État prétend-il faire appliquer ces objectifs de diminution des risques en n’allouant que 17 agents pour douze départements ? L’avenir de l’agriculture n’est pas dans le recours immodéré à la chimie, il est
dans la recherche d’équilibre avec des éco-systèmes toujours plus fragiles.

Une agriculture sans pesticides pourrait nourrir toute l’humanité. Par contre, contrairement au modèle défendu par la Chambre d’agriculture de la Vienne, elle ne pourrait plus nourrir BayerMonsanto et leurs homologues.

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